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ASPECT PSYCHOLOGIQUE
DE L'INFECTION PAR LE VIH
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A - L'annonce du diagnostic
Plusieurs réactions psychologiques peuvent apparaître mais cela n’est pas systématique :
Les traitements antirétroviraux ne guérissent pas l’infection à VIH. Actuellement, il faut les prendre sur une durée indéterminée pour l’avenir. Ils sont complexes et difficiles à suivre (contraintes quotidiennes). Beaucoup apportent des effets indésirables. Cependant, ils requièrent une observance maximale pour une efficacité maximale.
Nécessité d’une préparation psychologique au traitement. Tenir compte :
Facteurs psychologiques liés aux difficultés d’adhésion aux traitements :
Le VIH est considéré comme une maladie de civilisation et fait référence à des pratiques singulières, des déviances, des marginalités.
Cependant, le regard de la société a évolué : notion de groupes à risque (homosexuels, toxicomanes) transformée en notion de pratiques à risque (comportements individuels). Le tabou subsiste car le virus se transmet par des voies qui touchent aux sources même de la vie : le sang et le sperme. Ceci implique des phénomènes de rejet et d’incompréhension.
Le VIH peut induire sur le plan personnel :
Le VIH peut être un facteur de précarisation : discrimination, perte d’emploi, isolement social, exclusion.... Pour certains, difficultés lors de leur réinsertion professionnelle :
Aborder la sexualité est aujourd’hui bien moins tabou. Elle fait partie des préoccupations essentielles des personnes infectées par le VIH.
Facteurs psychologiques liés aux difficultés dans la vie sexuelle :
L’annonce du diagnostic réveille le désir d’enfant. L’idée de mort implique le désir de donner la vie.
Auparavant, ce désir était culpabilisant ; à présent, il est moins tabou car réalisable. Le risque encouru est « contrôlé » par un encadrement médical et un accompagnement psychologique.